Grève des Enseignants : Qui cherche à récupérer une crise en voie d’apaisement ?
La grève du corps enseignant, qui a profondément perturbé le fonctionnement du système éducatif gabonais ces dernières semaines, semble aujourd’hui amorcer une phase d’accalmie progressive. Des avancées concrètes sont enregistrées,
La grève du corps enseignant, qui a profondément perturbé le fonctionnement du système éducatif gabonais ces dernières semaines, semble aujourd’hui amorcer une phase d’accalmie progressive. Des avancées concrètes sont enregistrées, fruit d’un travail technique rigoureux conduit par le comité de suivi-évaluation mis en place par le Gouvernement, sous l’impulsion directe du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de l’éducation et des conditions de travail des enseignants une priorité nationale.
Pourtant, à mesure que les lignes bougent et que les solutions se précisent, un phénomène interpelle : l’irruption soudaine de certaines voix qui se posent désormais en médiateurs autoproclamés. Une démarche qui soulève des interrogations légitimes. Pourquoi maintenant ? Où étaient ces acteurs durant les trois premières semaines de crise, lorsque la tension était à son paroxysme et que les canaux institutionnels de dialogue étaient déjà à l’œuvre ?
Dans ce contexte sensible, le risque d’une récupération politique n’est pas à écarter. Certains compatriotes sembleraient tirer les ficelles dans l’ombre, non pas pour accélérer la sortie de crise, mais pour entretenir le flou, voire le pourrissement de la situation. Une posture ambiguë qui pourrait fragiliser les efforts engagés et semer le doute au sein de l’opinion publique.
Il convient également de rappeler un principe fondamental : trop de médiateurs tuent la médiation. La multiplication des intermédiaires, souvent sans mandat clair ni cadre structuré, peut brouiller les messages, diluer les responsabilités et ralentir un processus qui, jusqu’ici, avançait de manière méthodique. À l’heure où des solutions sont en cours de finalisation et où une reprise progressive des cours est observée dans plusieurs établissements, en rajouter une couche pourrait s’avérer contre-productif.
Dès lors, une question se pose : les prétendus médiateurs d’aujourd’hui ne seraient-ils pas, hier encore, des incitateurs silencieux à la radicalisation des positions ? Sans répondre de manière définitive, cette interrogation mérite d’être posée, tant l’enjeu dépasse les intérêts individuels.
La grève des enseignants ne doit ni devenir un terrain d’instrumentalisation politique, ni un levier de positionnement personnel. Elle concerne avant tout l’avenir des élèves gabonais. Dans cette optique, la responsabilité collective impose de laisser le dialogue institutionnel suivre son cours, dans la sérénité, la vérité et l’intérêt supérieur de la Nation.
La Rédaction


