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Santé

SANTÉ : LE CRI D’ALARME DU CESEC FACE AU BUDGET AU RALENTI

Clôture ce 29 septembre de la seconde session ordinaire du CESEC. Au-delà du constat sur la cherté des soins, l’institution présidée par Guy-Bertrand Mapangou pointe une double faille : un

SANTÉ : LE CRI D’ALARME DU CESEC FACE AU BUDGET AU RALENTI
  • Publishedseptembre 30, 2026

Clôture ce 29 septembre de la seconde session ordinaire du CESEC. Au-delà du constat sur la cherté des soins, l’institution présidée par Guy-Bertrand Mapangou pointe une double faille : un budget de la santé en deçà des 15% exigés par la Déclaration d’Abuja et un taux d’exécution qui plafonne à 10%.

L’intitulé de la session donnait le ton : « L’accès aux soins et au médicament : une urgence sociale ». Pendant près d’un mois, depuis le 2 septembre, conseillers, experts et opérateurs du secteur ont été auditionnés. Le diagnostic est sans appel. La santé a un coût, mais elle reste le moteur du progrès et de la paix sociale. Or, le Gabon peine à se doter des moyens de cette ambition.

Le premier angle mort est financier. Le CESEC rappelle que le Gabon, signataire de la Déclaration d’Abuja de 2001, s’était engagé à consacrer 15% de son budget national à la santé. Nous en sommes loin. Pire, même le peu qui est budgété n’est pas décaissé. Le Conseil révèle un chiffre accablant : si les engagements budgétaires atteignent 95%, le taux d’exécution réel par le Trésor public tourne autour de 10%. Autrement dit, les hôpitaux manquent de personnel et de plateaux techniques non pas faute de prévisions, mais faute de trésorerie libérée.

Le second angle mort est la souveraineté. Les ruptures de médicaments ne sont pas une fatalité, mais le résultat d’un manque de coordination. Le CESEC préconise une mesure forte : créer une synergie entre l’usine de Nkok, l’Office Pharmaceutique National et l’Agence du Médicament, et surtout, faire entrer l’État au capital de l’usine de Nkok. L’objectif est clair : produire localement pour ne plus dépendre des importations.

En demandant l’allègement du reste à charge pour les plus vulnérables, le CESEC ne fait pas que du social. Il pose une question politique : à quoi sert la croissance si elle ne finance pas la vie ?

 

MBUMB 6

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