Mbanié: Michel Ongoundou Loundah appelle les autorités publiques à donner des éclaircissements sur ce dossier
L’accord d’Addis-Abeba signé en marge de la 49e session du Conseil exécutif de l’Union Africaine (UA) entre le Gabon et la Guinée -Equatoriale ce 28 juillet 2026, à propos de
L’accord d’Addis-Abeba signé en marge de la 49e session du Conseil exécutif de l’Union Africaine (UA) entre le Gabon et la Guinée -Equatoriale ce 28 juillet 2026, à propos de Mbanié a fait réagir Michel Ongoundou Loundah, acteur politique et président du parti REAGIR.
L’acteur politique affirme que la seule durée de cette situation entre les deux Etats suffit à mesurer l’importance exceptionnelle de l’enjeu. Aucun État ne consacre autant de temps, d’énergie, de compétences et de ressources à un dossier secondaire. « Si cette affaire a traversé près de cinquante années de notre histoire, c’est parce qu’elle touchait à l’un des attributs les plus essentiels de la souveraineté nationale : l’intégrité territoriale. » a-t-il soutenu à la suite.
Michel Ongoundou Loundah considère qu’il s’agit d’une affaire d’État, et non d’un simple différend frontalier. Par conséquent, ce serait une profonde erreur que réduire l’affaire Mbanié à quelques îlots perdus dans le golfe de Guinée. Le dossier davantage lié à la souveraineté sur trois îles, touchant, « aux frontières maritimes, aux espaces de pêche, aux ressources énergétiques potentielles, à la sécurité des approches maritimes, aux équilibres géopolitiques du golfe de Guinée et, plus largement, à la place du Gabon dans son environnement régional. »
Poursuivant, il souligne que les enjeux étaient majeurs, ce qui justifie que l’État gabonais ait accepté de consacrer, pendant près d’un demi-siècle, des moyens humains, techniques, diplomatiques, juridiques et financiers exceptionnels pour la défense de sa position. Un tel engagement exige de la transparence
auprès des gabonais. Ils sont en droit de comprendre les tenants et les aboutissants de cette procédure qui a été conduite, quels arguments ont été développés, quelles difficultés ont été rencontrées, quels arbitrages ont été opérés, quelles leçons doivent être tirées et quelles conséquences cette décision produira durablement sur les intérêts de notre pays.
Il invite les autorités à ne pas se murer dans le silence mais que des explications claires soient fournies étant donné l’importance dossier. Un dossier ayant mobilisé autant de ressources publiques et engageant aussi profondément l’avenir de la Nation. Et dans une démocratie, les citoyens n’attendent pas que les autorités publiques leur offre l’illusion d’une issue favorable. Ils attendent d’elles qu’elles leur présentent les faits avec rigueur, qu’elles exposent les enjeux avec honnêteté et qu’elles les préparent à toutes les éventualités.
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