À la prison centrale de Libreville, le baccalauréat devient un passeport vers la réinsertion
La prison centrale de Libreville a vécu, ce mercredi 15 juillet 2026, une séquence forte en symbole avec la visite de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, Camélia Ntoutoume
La prison centrale de Libreville a vécu, ce mercredi 15 juillet 2026, une séquence forte en symbole avec la visite de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, venue encourager les détenus qui composent les épreuves du baccalauréat général et technologique. Cette visite s’est déroulée en présence des autorités pénitentiaires et des responsables administratifs du ministère de l’éducation nationale.
La ministre d’État a salué la qualité du partenariat entre le ministère de la Justice et le ministère de l’éducation nationale, tout en remerciant le commandement de la sécurité pénitentiaire pour son engagement à garantir le bon déroulement des examens. Elle a rappelé que les détenus bénéficient d’un établissement scolaire aménagé au sein de la prison, leur permettant de suivre les enseignements et de composer dans des conditions identiques à celles des autres candidats du pays.
« Avant d’être des détenus, ce sont d’abord des candidats », a-t-elle déclaré, soulignant que cette initiative traduit la très haute vision du président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place l’éducation et la formation au cœur de son action et fait de l’éducation inclusive une priorité nationale. Se félicitant de la motivation des candidats, elle a également relevé les excellents résultats régulièrement obtenus par ce centre d’examen, témoignant de la qualité de l’encadrement pédagogique assuré en milieu carcéral.
Cette année, le centre d’examen de la prison centrale de Libreville accueille 22 candidats, dont 19 au baccalauréat général et 3 au baccalauréat technologique. Pour le baccalauréat général, les candidats sont répartis entre les provinces scolaires G1 (19), G8 (3), G4 (1) et G9 (4). Au baccalauréat technologique, G1 compte 3 candidats et G4 un candidat. Une illustration concrète de la volonté des autorités gabonaises de faire de l’éducation un véritable outil de réinsertion et d’offrir à chaque citoyen une seconde chance, y compris en milieu carcéral.
WB






