Réforme éducative au Gabon : Un atelier national lancé pour bâtir une nouvelle génération d’enseignants
Le Gouvernement franchit une nouvelle étape dans la réforme du système éducatif. Ce mercredi 13 Mai 2026, le ministre d’État, ministre de l’éducation nationale et de l’Instruction civique, Camelia Ntoutoume
Le Gouvernement franchit une nouvelle étape dans la réforme du système éducatif. Ce mercredi 13 Mai 2026, le ministre d’État, ministre de l’éducation nationale et de l’Instruction civique, Camelia Ntoutoume Leclercq, a procédé à l’ouverture officielle de l’atelier national de validation des outils de rénovation du dispositif de formation initiale des enseignants du secondaire, au complexe scolaire d’Alibandeng.
Cette rencontre de haut niveau réunit experts, responsables éducatifs, universitaires et acteurs du secteur afin de consolider les bases d’une réforme ambitieuse visant à professionnaliser davantage la formation des enseignants du secondaire général et technique.
Dans son allocution d’ouverture, le membre du gouvernement a insisté sur l’importance de cette transformation, qu’elle considère comme un levier essentiel de performance du système éducatif gabonais. « Il est temps de rompre avec cette logique, la transformation de nos écoles normales en véritables instituts de formation s’inscrit pleinement dans la haute vision de Son Excellence Brice clotaire Oligui nguema , Président de la République, chef de l’Etat , chef du Gouvernement », a déclaré le ministre d’État, avant d’ajouter : « Si nous voulons une école qui réussit, il faut des enseignants qui réussissent. Et pour cela, il faut une formation initiale à la hauteur ».
Pour les autorités éducatives, cette réforme entend mettre fin aux insuffisances longtemps observées dans les structures de formation, notamment l’absence de cohérence entre les référentiels pédagogiques, les réalités du terrain et les besoins du marché du travail.
Le directeur général de l’Institut de Formation à l’Enseignement Technique et Professionnel (IFETP), Anatole Tsiouckaka, a d’ailleurs dressé un constat sans détour des dysfonctionnements enregistrés. « Nous sommes une école normale, l’école normale a pour mission la formation des enseignants de l’enseignement technique et professionnel et donc il nous faut revenir aux fondamentaux », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité d’orienter les formations vers des secteurs fortement pourvoyeurs d’emplois où les Gabonais restent encore faiblement représentés.
En amont de cet atelier, une phase technique de stabilisation des documents avait déjà permis d’harmoniser les bases de la réforme. Selon Joachim Ondjila Ognelé, « l’atelier de stabilisation tenu les 11 et 12 mai à l’Institut pédagogique national a permis, dans un climat de technicité et de franchise des échanges, de relire, consolider et harmoniser les principaux livrables issus de la rénovation du dispositif de formation initiale des enseignants ».
La présence de plusieurs personnalités académiques, dont Mesmin Soumaho, témoigne de l’importance accordée à cette réforme appelée à redessiner durablement l’avenir de l’école gabonaise.
Wilfried BOUROBOU





