Les préoccupations majeures du secteur éducatif ont été au cœur d’une réunion tenue, jeudi 8 octobre 2026, à Libreville, entre la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume Leclercq, et les partenaires sociaux. Objectif : faire le point sur les dossiers prioritaires et apporter des réponses aux difficultés du système éducatif.
Infrastructures scolaires, équipements, gouvernance, éducation inclusive, violences en milieu scolaire et traitement des vacations 2026 ont notamment alimenté les échanges. La mise en œuvre de l’approche par compétences et la réforme du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) figuraient également à l’ordre du jour.
« Lorsque nous démarrons une année scolaire, il y a beaucoup d’espoir […] mais également des inquiétudes au niveau des partenaires sociaux », a reconnu Camélia Ntoutoume Leclercq, soulignant la nécessité de faire le point sur les réformes et les dossiers en cours. Concernant les vacations, le ministère a sollicité l’appui du département de l’Économie et du Budget afin d’intégrer les recommandations issues de l’audit.
Du côté syndical, les attentes restent fortes. L’un d’eux a estimé que « l’immobilisme n’a pas de place dans notre ministère », tout en rappelant les revendications des enseignants relatives aux conditions de vie et de travail.
Pour sa part, Irène Dembe a plaidé pour un meilleur accompagnement pédagogique : « Si les enseignants ne sont pas convenablement accompagnés, il ne sera pas possible pour ces derniers de performer. »
Wilfried BOUROBOU
