Enseignement Supérieur : projet de radioanalyse de l’USTM devient réalité

Sept ans après son lancement, un projet scientifique porté au sein de l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) franchit une étape décisive. Le Laboratoire de Référence Nationale de Radioanalyse et de Surveillance Environnementale a officiellement été mis en service lundi 21 septembre à Franceville. Une concrétisation qui doit beaucoup au travail engagé dès 2019 par l’enseignant-chercheur Sylver Yannick Loemba Mouandza.

Il aura fallu sept années pour passer de l’idée à la mise en service. Initié en 2019 par le Dr Sylver Yannick Loemba Mouandza, enseignant-chercheur au Département de Physique de l’USTM, le projet de création d’un laboratoire national de radioanalyse est désormais opérationnel.

Le projet a bénéficié de l’appui du Pr Alain Souza, qui était alors Vice-Recteur de l’USTM et qui occupe aujourd’hui les fonctions de Directeur général de l’Enseignement supérieur. Sa concrétisation s’inscrit dans le cadre de la coopération entre le Gabon et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour le développement des usages pacifiques des sciences nucléaires.

La mise en service officielle, lundi 21 septembre, a réuni plusieurs responsables universitaires et institutionnels, dont Judicaël E. Anvane-Obame, Directeur général adjoint de l’Environnement et de la Protection de la nature, représentant le ministre de tutelle, ainsi que le Recteur de l’USTM, Pr Raphaël Bikanga, et le Doyen de la Faculté des Sciences, Pr Octave Moutsinga.

Désormais, le laboratoire ne sera plus seulement un projet scientifique porté par des chercheurs. Il devient un outil destiné à répondre à des problématiques concrètes liées à la gestion des matières et déchets radioactifs.

Les secteurs des mines, des hydrocarbures, du médical et du BTP sont notamment concernés. L’infrastructure doit permettre d’effectuer localement certaines analyses, de contribuer à la surveillance de l’environnement et de prévenir les risques liés à une éventuelle contamination des sols, des eaux ou des populations.

Au-delà de la surveillance, le laboratoire doit également servir à la formation. Des techniciens pourront y être formés aux procédés d’analyse des matières radioactives, tandis que les chercheurs et doctorants de l’USTM disposeront d’un nouvel outil pour leurs travaux.

Le Dr Loemba Mouandza, à l’origine du projet, devrait désormais en assurer la coordination. Une nouvelle responsabilité qui prolonge le travail engagé sept ans plus tôt et fait entrer le laboratoire dans une phase plus opérationnelle.

Avec cette infrastructure, l’USTM entend renforcer sa présence dans les domaines de l’environnement, des ressources naturelles et des technologies d’analyse. Pour l’université, l’enjeu est désormais de transformer cette mise en service en un véritable outil de recherche, de formation et d’expertise au service du Gabon.

 

RM

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