CESEC : La 2e session ordinaire s’ouvre sur deux urgences nationales, les terres ancestrales et l’accès aux soins

Le conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a ouvert, ce mardi 1er septembre 2026 à Libreville, sa deuxième session ordinaire de l’année. Prévue jusqu’au 29 septembre prochain, cette session s’annonce particulièrement chargée, avec deux sujets majeurs au cœur des travaux : la protection des terres ancestrales et sites sacrés, ainsi que l’accès aux soins médicaux.

‎Dans son allocution d’ouverture, le président du CESEC, Guy Bertrand Mapangou, a surtout marqué les esprits par un appel pressant à accélérer l’action publique sur des dossiers jugés stratégiques pour le Gabon.

‎Revenant sur les recommandations formulées lors de la première session, notamment sur l’iboga, le président du CESEC a salué l’adoption du décret encadrant son exploitation, tout en estimant que le pays devait désormais aller plus vite. « Gare à nous si nous arrivons en décembre 2026 sans avoir rien fait. Il sera trop tard pour le Gabon et sa souveraineté économique », a-t-il averti.

‎Guy Bertrand Mapangou a ainsi plaidé pour l’organisation d’assises nationales sur l’iboga, afin de fédérer experts, communautés traditionnelles et acteurs institutionnels autour d’un véritable programme national de souveraineté.

‎Sur la question des crimes de sang, le constat est également sans détour. Le CESEC déplore l’absence de suites concrètes à certaines de ses recommandations. « Le Conseil relève avec regret qu’à ce jour, les recommandations relatives au renforcement de l’arsenal juridique (…) n’ont pas encore connu les suites attendues », a-t-il souligné.

‎Autre priorité : la santé. Face aux difficultés persistantes d’accès aux soins et aux médicaments, Guy Bertrand Mapangou rappelle que « l’hôpital doit demeurer un lieu de vie et non un lieu où l’on passe de la vie à la mort ».

‎Entre souveraineté économique, justice, foncier et santé, le CESEC entend donc faire de cette session un espace de propositions concrètes. Une ambition résumée par son président : « Notre responsabilité est d’éclairer les plus hautes autorités de l’État dans les décisions à prendre ».

 

‎WB

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