Au sein de la municipalité de Ntoum, des voix commenceraient à s’élever pour dénoncer ce qui serait perçu comme un malaise grandissant dans le fonctionnement de l’administration communale. À travers une récente sortie d’une conseillère municipale, plusieurs griefs auraient été formulés à l’encontre de l’édile de la commune, suscitant interrogations et débats au sein de la classe politique locale.
Selon cette élue, le climat de collaboration qui devrait prévaloir au sein de l’exécutif municipal semblerait progressivement céder la place à un sentiment d’exclusion, de mépris et d’injustice. L’un des principaux reproches porterait sur la place qu’occuperait le Directeur de Cabinet du maire dans la conduite des affaires municipales.
La conseillère s’interroge notamment sur certaines pratiques qui rompraient, selon elle, avec les usages institutionnels traditionnellement observés dans les collectivités locales. Comment expliquer qu’un Directeur de Cabinet puisse être amené à présider certaines réunions en présence de maires d’arrondissement et de maires adjoints ? Une telle situation ne contribuerait-elle pas à fragiliser la hiérarchie politique issue du suffrage universel ?

Pour plusieurs observateurs, la question dépasse les simples considérations protocolaires. Elle renverrait à la reconnaissance du rôle des élus locaux et à la valorisation de leur expérience dans la gestion de la cité. Les maires adjoints et les responsables d’arrondissement, investis d’un mandat électif, ne devraient-ils pas être davantage associés aux décisions stratégiques concernant le développement de la commune ?
Derrière ces critiques se dessine en réalité une problématique plus profonde : celle de la gouvernance participative. Une municipalité peut-elle fonctionner efficacement lorsque certains élus ont le sentiment d’être marginalisés ? La réussite d’un projet communal ne repose-t-elle pas avant tout sur la concertation, le dialogue et le respect mutuel entre les différents acteurs ?
Si les faits évoqués venaient à être confirmés, ils traduiraient un déficit de cohésion au sein de l’équipe municipale. À l’heure où les populations attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations quotidiennes, nombreux sont ceux qui estiment qu’une dynamique de collaboration et de confiance devrait primer sur les querelles de positionnement et les rivalités internes.
La Rédaction