Une étape décisive dans la réforme du système éducatif gabonais a été franchie ce mercredi 6 Mai 2026 avec le lancement officiel des stages d’observation de la première cohorte de l’Institut de Formation aux Métiers de l’Éducation (IFME). La cérémonie, présidée par la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume Leclercq s’est tenue en présence des responsables administratifs, formateurs et encadreurs pédagogiques.

Dans une allocution à forte portée institutionnelle, la ministre d’État a situé cet événement dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités du pays. « La solennité qui préside à cette cérémonie excède la simple ouverture d’une session de stage. Elle consacre l’effectivité d’une réforme de fond », a-t-elle déclaré, soulignant l’ancrage de cette initiative dans le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD).
Pour les étudiants admis à l’IFME, cette immersion en milieu scolaire marque un tournant dans leur parcours. Elle traduit une vision pédagogique fondée sur l’expérience directe. « La compétence enseignante ne se décrète pas, elle se prouve. Elle se construit au contact de la classe », a insisté camelia Ntoutoume Leclercq , appelant les futurs enseignants à faire preuve d’humilité, de rigueur et d’engagement.
Au-delà de l’apprentissage technique, c’est toute la dimension humaine du métier qui est mise en avant. « On n’enseigne pas ce que l’on sait ou ce que l’on croit savoir : on enseigne ce que l’on est », a-t-elle rappelé, citant Jean Jaurès pour illustrer l’impact profond de l’enseignant sur la trajectoire des élèves.
Ce programme de stage, adossé à une réforme ambitieuse, vise à professionnaliser durablement la formation des enseignants. L’objectif affiché est clair : faire du Gabon, à l’horizon 2036, un pôle d’excellence en Afrique centrale dans ce domaine stratégique.
En envoyant ces futurs éducateurs sur le terrain, le gouvernement entend ainsi poser les bases d’un système éducatif plus performant, au service du développement et de la souveraineté nationale.
Wilfried BOUROBOU