Le bureau gabonais du droit d’auteur et des droits voisins (BUGADA) hausse le ton. Lors d’un point presse tenu le 14 avril à Libreville, son directeur général, Gildas Borrys Ndong Nang, a rappelé aux exploitants d’œuvres artistiques leurs obligations légales pour l’exercice 2026.
S’appuyant sur la loi n°007/2024 du 20 septembre 2024, l’institution invite « les utilisateurs d’œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques […] à se rapprocher des services compétents du BUGADA ». Sont concernés bars, restaurants, hôtels, plateformes de streaming et autres établissements diffusant des contenus protégés.
Le directeur général insiste : « la reproduction, la représentation ou la diffusion publique […] est obligatoirement soumise à une autorisation préalable ». Une exigence qui conditionne la délivrance d’une licence d’exploitation annuelle, valable jusqu’au 31 décembre.

Gildas Borrys Ndong Nang / DG du BUGADA
Autre annonce majeure : la fin des mesures tarifaires exceptionnelles liées à la pandémie. « Le maintien de ces mesures ne se justifie plus », a-t-il déclaré, actant un retour aux tarifs ordinaires.
Dans cette dynamique, le BUGADA prévient qu’il « effectuera des missions d’inspection et de contrôle dans les mois à venir » sur l’ensemble du territoire.
Objectif : garantir le respect de la réglementation et assurer une juste rémunération des créateurs.
« Ensemble, protégeons et valorisons la créativité gabonaise », a conclu le DG, appelant à une mobilisation collective.
Wilfried BOUROBOU