UNESCO : À Paris, Camélia Ntoutoume-Leclercq porte la voix d’un Gabon engagé pour la paix et l’équité

À l’occasion de la 224e session du Conseil exécutif de l’UNESCO à Paris, la ministre d’État gabonaise Camélia Ntoutoume Leclercq a livré un discours engagé, articulé autour de la réforme de l’institution, de la justice internationale et de la promotion de la paix par l’éducation.

D’entrée, la représentante du Gabon a rappelé le rôle fondamental de l’organisation dans un contexte mondial incertain : « L’UNESCO n’est pas un luxe : elle est le socle de la paix par l’éducation, les sciences et la culture », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance du multilatéralisme face à la montée des inégalités.

S’inscrivant dans la dynamique de l’initiative « UNESCO 80 », elle a plaidé pour une transformation audacieuse, tout en mettant en garde contre une réforme qui pénaliserait les pays les plus vulnérables : « Une organisation qui ne se réforme pas est une organisation qui s’affaiblit ». Le Gabon appelle ainsi à une meilleure représentation géographique au sein de l’institution.

Sur le plan national, la ministre d’Etat a mis en avant les réformes engagées sous l’impulsion du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, notamment dans les domaines de l’éducation et de l’employabilité des jeunes. Elle a également salué une avancée culturelle majeure : « L’inscription du Mvett… est une victoire pour l’Afrique centrale et l’humanité toute entière ».

Très engagée sur les questions environnementales, elle a sollicité l’appui de l’UNESCO pour relancer le programme MAB au Gabon, rappelant que le pays dispose de 88 % de couvert forestier. Par ailleurs, elle a insisté sur l’importance de l’intelligence artificielle éthique et de l’inclusion sociale.

Enfin, la ministre a réaffirmé l’engagement du Gabon en faveur de la paix : « La paix ne se décrète pas, elle s’apprend », a-t-elle déclaré. Une conviction traduite en actes à travers plusieurs initiatives concrètes déployées dans le système éducatif gabonais : concours de dessin sur le thème de la paix, conférences de sensibilisation, mise en place de cellules d’éthique et d’actions civiques dans les établissements, sans oublier le projet « École ZEN », qui promeut un climat scolaire apaisé. À cela s’ajoute un guide national de prévention et de lutte contre les violences en milieu scolaire, outil structurant pour encadrer et sécuriser l’environnement éducatif.

Un plaidoyer fort pour une UNESCO « plus juste, plus forte et plus proche des peuples ».

 

Wilfried BOUROBOU

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