Salon du Livre Jeunesse : La littérature jeunesse au cœur des priorités éducatives

Le deuxième Salon du livre de jeunesse de Libreville a ouvert ses portes ce lundi 7 avril 2026 à la Chambre de Commerce, en présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles des membres du Gouvernement, du corps diplomatique, des acteurs du livre et un public fortement composé de jeunes. Une mobilisation qui témoigne de l’intérêt croissant pour la littérature jeunesse au Gabon.

Dans son allocution d’ouverture, la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume Leclercq, a réaffirmé l’engagement des autorités à faire de l’éducation une priorité nationale. « Son ambition est claire : placer l’éducation au cœur des priorités nationales et redonner à la littérature de jeunesse sa véritable place au sein de nos apprentissages scolaires », a-t-elle déclaré, saluant la vision portée par le Chef de l’État Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA.

 

Au-delà du symbole, cette édition s’inscrit dans une dynamique de réforme pédagogique. La ministre a souligné que « l’enseignement de la littérature de jeunesse au Gabon est au centre d’une transformation pédagogique majeure », visant à valoriser l’identité culturelle et à développer les compétences des apprenants. Des auteurs gabonais tels que Pahé, Bessora ou encore Justine Mintsa sont ainsi mis en avant pour rapprocher les jeunes lecteurs de leur patrimoine.

 

Face aux défis d’accessibilité, le Gouvernement poursuit ses efforts pour démocratiser le livre scolaire. « Le Gouvernement s’emploie […] à mettre gratuitement à la disposition des élèves des manuels conçus par nos propres pédagogues », a précisé la ministre d’État , évoquant notamment la collection « Concorde », introduite progressivement dans les établissements.

Ce salon apparaît ainsi comme une vitrine du renouveau éducatif et culturel en cours. Entre rencontres, expositions et échanges, il ambitionne de susciter chez les jeunes le goût de la lecture et de renforcer le « vivre-ensemble » à travers les mots.

Un rendez-vous qui confirme que le livre jeunesse s’impose désormais comme un levier stratégique pour bâtir l’école gabonaise de demain.

 

 

Wilfried BOUROBOU

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