Fraude à l’électricité : À qui profite le flou autour des noms publiés par la SEEG ?

La publication par la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon d’une liste de présumés fraudeurs à l’électricité suscite un débat entre transparence et protection des données personnelles. En rendant publique une liste composée majoritairement de simples prénoms ou de noms incomplets, l’entreprise semble entretenir une forme de flou qui interroge l’opinion. Pourtant, l’instruction du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema appelait clairement à dire la vérité aux Gabonais sur les bénéficiaires de l’électricité illégale.

Cette communication incomplète pose donc une double question. D’un côté, la SEEG pourrait invoquer la prudence liée à la protection des données à caractère personnel ou à l’absence de décisions judiciaires définitives. De l’autre, l’absence d’identités complètes nourrit le soupçon d’une volonté d’éviter d’exposer certains profils sensibles.

Résultat : l’opération censée renforcer la transparence risque de produire l’effet inverse. Entre exigence de vérité publique et protection juridique, la communication de la SEEG apparaît hésitante, laissant persister une interrogation centrale : à qui profite réellement ce flou ?

 

La Rédaction

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