Réunis ce samedi 17 janvier 2026 au terrain de basket d’Awendjé, les enseignants grévistes ont décidé, à l’issue de leur assemblée générale, de ne pas reprendre le chemin des classes ce lundi 19 Janvier dans les établissements publics , et ce malgré les avancées enregistrées et les garanties officiellement données par le Gouvernement sur les principaux points inscrits dans leur cahier de charges. Une décision unanime de la “base”, mais qui interroge autant qu’elle inquiète.
Cette posture tranche avec la suspension récente du mouvement annoncée par SOS Éducation à Martine Oulabou il y a quelques jours . Une déclaration que certains grévistes avaient aussitôt rejetée, affirmant ne pas s’y reconnaître et promettant de « laisser parler la base » lors de l’AG d’Awendjé. Le verdict est tombé : Maintien de la grève, avec des slogans radicaux tels que « No money, No cours » ou encore « Derrière rien, y a rien », en total décalage avec le contexte actuel de négociations.
Comment comprendre, dès lors, que des garanties portées par l’Exécutif au plus haut niveau de l’État, soient aujourd’hui remises en cause ? D’autant que les premiers résultats concrets issus du traitement des revendications sont attendus pour le 25 Février 2026, dans le cadre du comité de suivi-évaluation des décisions de la commission tripartite, officiellement ouvert la veille de cette assemblée générale.
Cette radicalisation soulève de nombreuses interrogations. Quelles motivations profondes poussent certains enseignants à défier ouvertement la parole du Chef de l’État ? Existe-t-il des influences extérieures, des « mains noires » tapies dans l’ombre, cherchant à entretenir la crise au détriment des apprenants ? Comment interpréter, enfin, la prise de position de certains syndicalistes à la retraite appelant au maintien de la grève, en contradiction avec les textes réglementaires en vigueur ?
Les textes sont clairs en la matière : une fois la grève suspendue et les négociations engagées, la poursuite du mouvement expose les contrevenants aux sanctions prévues par la loi. Malgré les appels pressants de plusieurs acteurs du système éducatif à reprendre les cours dès ce lundi, certains enseignants persistent. Une obstination qui alimente le doute et fragilise davantage une école déjà éprouvée.
La Rédaction.

